Depuis quarante-cinq ans, une Marilyn inconnue, gaie et naturelle, dormait en fine robe blanche et épaisses lunettes
de soleil dans un tiroir new-yorkais. Un après-midi d'hiver inespéré, immortalisée devant un objectif ami, puis oubliée, comme l'a confessé avec nostalgie Len Steckler, 80 ans, ancien
commercial de la mode et photographe.
Quatre photographies et deux triptyques représentent Marilyn détendue aux côtés de Carl Sandburg, 83 ans, poète
et lauréat du prix Pulitzer. Témoins d'un mythe encore éclatant, à neuf mois seulement de sa mort mystérieuse, survenue le 5 août 1962, alors qu'elle avait 36 ans, ces photos furent prises
en décembre 1961 dans l'appartement de Steckler.
Sandburg l'avait prévenu de l'arrivée imminente d'un «visiteur». «Des heures plus tard, j'allais ouvrir la porte et je
me trouvais face à Marilyn Monroe, plus ravissante encore qu'à l'écran. Elle me dit : “Désolée d'être en retard. J'étais chez le coiffeur, essayant d'être comme Carl.” Ils étaient
effectivement presque blancs, comme les siens. Comme on le sait, Marilyn aimait les hommes d'un certain âge et les intellectuels.»
Quelques autres choses de Marilyn que vous aimeriez
connaître :
Citations de Marilyn
"Ce que je porte la nuit? Mais... N°5 de
Chanel, bien sûr!"
"Sous mes robes, je ne porte ni gaine ni soutien-gorge."
"Tout ce qui compte vaut la peine d'attendre."
"Je n'ai jamais envie de blesser quelqu'un, mais vous ne pouvez pas être trop gentille avec les gens car ils vous piétineraient à mort !"
"A Hollywood la vertu d'une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, et pas sur ce que vous êtes. A
Hollywood, on vous paiera un baiser mille dollars, et on donnera cinquante cents pour votre âme. Je le sais, parce que j'ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié
la seconde."
"Etre une ratée à Hollywood c'est comme mourir de faim à la porte d'un banquet. L'odeur du filet mignon peut vous rendre folle."
"Une carrière c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit lorsqu'on à froid."
"Je dors toujours la bouche ouverte. Je le sais parce qu'elle est ouverte quand je m'éveille."
"L'argent ne m'intéresse pas. Je veux juste être merveilleuse."
"Je ne serai jamais une grande artiste, mais, en travaillant, je peux encore espérer en devenir une bonne."
En réponse à la question d'un journaliste :
"portez-vous de faux seins?"
Marilyn rétorqua :
"Ceux qui me connaissent vraiment n'ont pas besoin de le demander !"
A propos d'Arthur Miller, Marilyn disait : "C'est un merveilleux auteur, et un homme très brillant. Mais je pense qu'il est meilleur auteur que
mari."
A la question : "Est-ce que cela ne vous ennuie pas de vivre dans un monde fait par et pour l'homme ?"
Marilyn répondait: "Cela ne m'ennuie pas tant que je puis y être une femme."
"Les chambres séparées respirent la solitude. J'estime que les gens ont besoin de chaleur humaine, même s'ils sont endormis et
inconscients."
"Avec Joe di Maggio, au temps du cinéma muet, nous aurions fait un excellent couple."
Petit dialogue avec un journaliste :
Journaliste "Pourquoi avez-vous posé nue pour ce calendrier ?"
Marilyn "J'avais faim et quatre mois de loyer à payer."
Journaliste "Avez-vous mis quelque chose ?"
Marilyn "oui, la radio."
"Mes voyages ont tous été semblables. Peu importe où je suis allée et pourquoi j'y suis allée, tout se solde par la même chose. Je n'ai jamais rien
vu. Devenir une star de cinéma, c'est vivre sur un manège."
"Les acteurs sont des gens merveilleux, mais je ne pourrais jamais en aimer un. Ce serait comme d'aimer un frère, qui aurait le même visage et les
mêmes traits de famille que moi même."
"La célébrité passera? Eh bien, qu'elle passe. Adieu célébrité, je t'ai eue, et j'ai toujours su que tu ne valais pas grand chose. Pour
moi, tu auras été au moins une expérience, vrai, mais tu n'es pas ma vie."
"Les gens ont l'habitude de me regarder comme si j'étais une sorte de miroir au lieu d'une personne. Ils ne me voient pas, ils voient leurs propres
pensées cachées, puis ils se blanchissent en prétendant que j'incarne ces pensées secrètes."
"La jalousie? C'est comme le sel sur un steak. Il ne faut pas exagérer mais elle est indispensable..."
"Pourquoi n'ai-je pas le droit de
grandir et de me développer comme tout le monde?"
"J'ai une grosse tête, vous savez. Bien sûr, il n'y a rien dedans mais elle est grosse tout de même..."
"La gravité finit toujours par vous rattraper"
En réponse à la question d'un journaliste de savoir si cela ne l'avait pas gêné de poser nue pour des photos Marilyn rétorqua : "Mais non, le plateau
était chauffé!"
"Le véritable amant, c'est celui qui d'une légère caresse sur les cheveux, d'un simple sourire ou même d'un regard perdu dans le vague, vous fait
chavirer de bonheur."

VOS REACTIONS