PRESIDENTIELLES 2007 : Nicolas SARKOZY S'AFFIRME
Sources : D'après Reuters et infos de l'émission de France 2 d'Arlette Chabot.
Nicolas Sarkozy, désormais candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2007, a défendu jeudi dernier la "rupture tranquille" qu'il entend incarner, sur le plateau d'Arlette Chabot dans l'émission « A vous de juger ».
Il a dit vouloir faire en sorte que "les Français retrouvent confiance dans la parole politique et dans les hommes politiques" et faire "exploser les clivages".Il s'est défendu d'attaquer le président Jacques Chirac quand il propose la "rupture" avec les politiques passées :
"Quand je propose la rupture, c'est pour faire différemment, ce n'est pas pour renier le passé, ce n'est pas pour renier un bilan, ce n'est pas pour attaquer qui que ce soit, notamment le président de la République", a-t-il dit. "Je veux être celui qui démontre qu'on peut faire reculer les injustices en France, que tout peut devenir possible. C'est la rupture tranquille."
Interrogé tour à tour par des journalistes et des témoins, il a défendu son bilan place Beauvau. Mais il a surtout exposé ses propositions en matière d'immigration, de sécurité, de droit du travail, de pouvoir d'achat et d'éducation, résumant en près de trois heures un projet déjà largement esquissé ces derniers mois. Il a ainsi promis de faire du pouvoir d'achat une priorité et de permettre aux Français de "travailler plus". "Il faut poser la question de l'augmentation des salaires parce que toute ma stratégie économique est fondée là-dessus", a-t-il dit. "Le premier problème économique des Français, c'est une question de pouvoir d'achat."
Il a de nouveau dénoncé la semaine de 35 heures, promis d'exonérer de charges sociales les heures supplémentaires, prôné plus de concurrence dans la distribution pour faire baisser les prix et souhaité une réforme de l'indice des prix. Mr Sarkozy a proposé la suppression du contrat à durée déterminée (CDD) et son remplacement par un contrat unique à durée indéterminée (CDI) avec des droits évoluant en fonction de la carrière du salarié. En matière de justice et de sécurité, il a souhaité la création d'établissements spécialisés pour accueillir les détenus souffrant de troubles psychiatriques et l'instauration d'une obligation de soin pour les délinquants sexuels : voilà une chose que Guigou n'avait pas osé faire en son temps.
En matière d'immigration, il a dit qu'il ne remettrait pas en cause le regroupement familial mais qu'il en durcirait les conditions. Il s'est déclaré "assez d'accord" avec l'octroi du droit de vote aux immigrés pour les élections municipales mais seulement s'il y avait réciprocité avec les pays d'origine.
Dans le domaine de l'éducation, il a notamment plaidé pour l'autonomie des universités et affirmé vouloir "rompre avec le système de la carte scolaire". Il a peu évoqué la politique étrangère, se bornant pour l'essentiel à demander une suspension totale des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.
"Je suis un homme comme les autres, qui aime et qui souffre, qui a eu des problèmes et des difficultés, qui a dû affronter des épreuves", a-t-il déclaré, tout en prêchant pour "un peu de pudeur" dans le débat public.
Il a rendu hommage à Ségolène Royal en affirmant qu'il ne fallait pas la "réduire à son seul statut de femme" et que sa désignation par les militants du PS n'était pas "un hasard". Ceci tranche avec les propos de Ségolène Royal et de ses chiens de garde à l'endroit de Nicolas Sarkozy,
Nicolas Sarkozy a enfin réaffirmé qu'il quitterait le gouvernement avant l'élection, sans préciser quand, s'il est officiellement adoubé par le congrès de l'UMP le 14 janvier. Il a dit avoir pris l'engagement d'être le garant de la sécurité des Français en acceptant ses fonctions : "Je me dois de conduire cette mission jusqu'à la dernière minute, mais en même temps je ne veux pas de mélange des genres", a-t-il ajouté. "Je quitterai donc ma responsabilité de ministre de l'Intérieur avant l'élection. On verra le moment exact et la date."
Pour Nicolas Sarkozy, l'environnement doit faire partie de la politique, et il a raison. Nicolas Hulot est un mec formidable, mais on ne gouverne pas un pays sans la politique économique, et ça, ce n'est pas son métier.
En terme de communicant, il a été au top, pas coincé, souriant, dans une posture ouverte qui laissait entrevoir une certaine aisance, une sérénité visible, et maîtrisait son sujet.
Sur la toile et dans la plupart des mass média, les gauchistes de tous poils descendent Nicolas Sarkozy et ne se rendent même pas compte qu?ils travaillent pour lui car les citoyens ne sont pas dupes des méthodes de lynchage destinées à descendre au-dessous du niveau de la ceinture. Il n'y a qu'à voir le cas Le Pen. Quand je vois certains raisonnements non argumentés qui démontrent une inculture politique notoire, les bras m'en tombent concernant la capacité d'analyse d'un grand nombre de Français.
Je voudrais pour finir vous faire part de sondages tombés hier en fin d'après-midi le 06/12/2006 :
06 décembre 18:54 - PARIS (AFP)Sondages : Royal et Sarkozy stables à un niveau élevé, Le Pen à son plus haut
06 décembre 18:54 - PARIS (AFP) - Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy restent tous deux à un niveau élevé d'environ 30% d'intentions de vote au premier tour, aucun ne se détachant vraiment pour le second tour, dans les enquêtes d'opinion publiées depuis l'automne, tandis que Jean-Marie Le Pen est à son plus haut.
Au premier tour, le président de l'UMP est crédité, selon les instituts, de scores allant de 29% (Ifop, novembre) à 38% (Sofres, octobre) avec un point moyen se situant légèrement au-dessus des 30%. Il fait en général un petit peu mieux que la candidate socialiste, qui totalise entre 26% (Ifop, octobre) et 34% (Sofres, octobre) des intentions de vote. Ces chiffres sont particulièrement élevés. Lors des deux derniers scrutins présidentiels, aucun des candidats principaux n'a atteint 25% des voix au 1er tour. Il faut remonter à 1988, avec François Mitterrand à 34,11% au 1er tour, pour retrouver un niveau similaire.
Par comparaison, fin novembre 2001, l'Ifop donnait Jacques Chirac à 26% et Lionel Jospin à 22%.
Le seul candidat qui paraît en mesure de troubler un peu le jeu est Jean-Marie Le Pen. A cinq mois de l'élection, tous les instituts le situent entre 10% et 15% d'intentions de vote: un niveau qu'il n'avait jamais atteint à cette période lors des précédentes consultations. Et comme chacun le sait, il est toujours sous-estimé dans les sondages cela s?est vérifié plusieurs fois.
Affichant sa volonté d'incarner une "autre voie" entre UMP et PS, le président de l'UDF François Bayrou ne parvient toujours pas à décoller. Malgré un frémissement en octobre (12%, Ifop) son étiage moyen reste en deçà des 10%. A peine mieux que son score de 2002 (6,84%).
L'autre enseignement des sondages est le maintien d'une gauche radicale à 10-12%, malgré son éclatement, avec Arlette Laguiller plutôt en deçà de ses scores antérieurs (entre 2 et 4%), devancée par Olivier Besancenot (entre 4 et 5%). La responsable du PCF, Marie-George Buffet, reste scotchée à 3% en moyenne.
Dominique Voynet fait aussi du surplace, à 2-3%. Situation paradoxale pour la représentante des Verts alors que les Français n'ont jamais été aussi préoccupés par l'environnement.
Vous avez réussi à me lire jusqu'au bout , Chapeau, vous méritez bien ce petit cadeau :




Contre la barbarie et
l'antisémitisme

























La place Stanislas à Nancy avec juste à droite de l'arbre, le magnifique Hotel de la Reine

VOS REACTIONS