CECILIA EX-SARKOZY ET L'AFFAIRE DU SMS

Publié le par Stella Vidal

Cécilia ex-Sarkozy bientôt entendue par la police sur l'affaire du SMS
(source AFP)

undefinedL'ancienne première dame de France, Cécilia Ciganer-Albeniz, ex-Sarkozy, doit être prochainement entendue par les policiers chargés par le parquet de Paris de vérifier l'authenticité d'un SMS que le président de la République lui aurait adressé.
 

Le parquet de Paris a demandé aux policiers de convoquer Cécilia Ciganer-Albeniz pour recueillir son témoignage sur ce SMS, a indiqué vendredi à l'AFP une source judiciaire.

La date d'audition de l'ex-épouse du président n'est pas encore fixée, a-t-on ajouté de même source, précisant qu'il s'agissait de la "suite logique de l'enquête".

 

"Il y a une enquête en cours et ma cliente se rendra bien sûr à la convocation", a déclaré à l'AFP son avocate, Me Michèle Cahen.

M. Sarkozy a déposé le 7 février une plainte pour "faux, usage de faux et recel" à l'encontre du nouvelobs.com, après que le site eut affirmé que le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni le 2 février, un SMS indiquant: "si tu reviens, j'annule tout".

Le lendemain de la plainte, le parquet a diligenté une enquête préliminaire confiée à deux services de la police judiciaire parisienne, la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) et la brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information (Befti).

Le rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Airy Routier, auteur de l'article incriminé, a été entendu jeudi en tant que témoin par les policiers sur l'origine de son information et sa manière de travailler.

 

Interrogé par la presse, il a expliqué avoir déclaré qu'il avait écrit son article sur la foi d'informations "verbales fiables", reconnaissant ainsi qu'il n'avait pas eu entre les mains le SMS controversé.

Il estime qu'en conséquence, la plainte pour faux déposée par Nicolas Sarkozy ne le concerne pas.

 

Au policier qui lui demandait s'il avait vérifié l'information auprès de l'ex-femme du président de la République, M. Routier dit avoir répondu qu'il avait travaillé comme un journaliste sur la base de sources fiables, crédibles et sérieuses et qu'il maintenait son information.

Concernant la plainte déposée par l'avocat de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog, le journaliste estime qu'"il lui reviendra de prouver qu'il y a un faux, que je l'ai vu, que je savais que c'était un faux et que ce faux avait des conséquences juridiques".

 

M. Routier fait ainsi référence au droit français, selon lequel la charge de la preuve appartient à l'accusation.

Or, pour prouver que le SMS est un faux, comme l'affirme M. Sarkozy, les enquêteurs disposent de moyens limités.

 

Selon des spécialistes en téléphonie interrogés par l'AFP, la traçabilité des messages SMS est limitée au moment supposé de son envoi mais pas à son contenu, sauf si les communicants sont à ce moment-là placés sur écoute.

Toutefois, selon un opérateur en téléphonie qui a requis l'anonymat, la récupération de données est possible dans un temps limité. Le contenu peut ainsi être retrouvé dans un délai allant jusqu'à 15 jours, ce qui dans le cas présent rendrait toute expertise impossible.

 

La date présumée d'envoi du SMS, s'il a existé, remonterait en effet à huit jours avant le mariage du président, soit au 25 janvier.

Reste l'expertise du téléphone portable du président, ce qui est peu envisageable, M. Sarkozy étant protégé par son mandat de tout acte de procédure judiciaire. Ou de celui de son ex-épouse.

 

Dans ce contexte, le témoignage de Cécilia ex-Sarkozy pourrait s'avérer déterminant. La presse déraille, même celle dite sérieuse pète les plombs, trop de pouvoir et trop d'égo de la part des journaleux, suivis de leur rédaction qui ne voit que le papier que ça fait vendre. Déontologie, vous avez dit déontologie ?

undefined


Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog