INGRID BETANCOURT EN GRAND DANGER DE MORT

Publié le par Stella Vidal

Colombie: nouvelles alarmantes d'Ingrid Betancourt, Sarkozy lance un appel aux Farc

Le président français Nicolas Sarkozy a appelé jeudi les Farc à libérer Ingrid Betancourt  et s'est dit prêt, "comme le souhaite", selon lui, le président vénézuelien Hugo Chavez, à aller la chercher lui-même à la frontière entre le Venezuela et la Colombie.

bettancourt.jpg"J'appelle les Farc à libérer sans délai Ingrid Betancourt, c'est une question de vie ou de mort. C'est une question d'urgence humanitaire", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue sud-africain Thabo Mbeki, au Cap. M. Sarkozy a également appelé le président vénézuélien Hugo Chavez à "user de toute son influence" auprès des Forces armées révolutionnaires colombiennes pour sauver la vie d'Ingrid Betancourt, enlevée le 23 février 2002.

"Je suis prêt, comme le souhaite le président Chavez, si c'est la condition de sa libération, à aller moi-même à la frontière du Venezuela et de la Colombie, chercher Ingrid Betancourt si ce devait être une condition des Farc", a-t-il dit. "La France va rester mobilisée jusqu'à la sortie du dernier otage, je m'y engage personnellement. Mais le sort d'Ingrid relève d'un geste humanitaire et non pas d'un accord humanitaire", a-t-il martelé.

Selon M. Sarkozy, "c'est aujourd'hui très clairement une course contre la montre qui est engagée. Et chacun est devant ses responsabilités. Il y aura ceux qui ont tout fait pour Ingrid et ceux qui porteront la responsabilité de sa mort. On ne peut plus attendre". "La France est engagée pour un accord humanitaire une fois qu'Ingrid Betancourt sera libre", a-t-il précisé.

M. Sarkozy a également indiqué qu'il avait "bien entendu le témoignage de deux otages libérés" par les Farc, "des témoignages accablants de cruauté et de barbarie qui soulèvent le coeur". "Le martyr imposé à Ingrid Betancourt, c'est un martyr qu'ils (les Farc) infligent à la France", a-t-il ajouté. Il a également indiqué s'être entretenu dans la nuit de mercredi à jeudi, alors qu'il était dans l'avion qui le menait du Tchad en Afrique du Sud, avec Mélanie Delloye-Betancourt, la fille d'Ingrid Betancourt, qui lui a fait part de son "angoisse".

Quatre otages des Farc, dont l'un est porteur de nouvelles alarmantes sur l'état d'Ingrid Betancourt, ont été libérés sans contrepartie mercredi par la guérilla marxiste en Colombie, avant d'être transférés au Venezuela pour y être remis au président Hugo Chavez. Les Farc ont toutefois averti qu'elles attendaient désormais un retrait militaire pour procéder à toute nouvelle libération de prisonniers.

 

Mélanie Delloye, la fille d'Ingrid Betancourt, a dit jeudi être "extrêmement angoissée" après les nouvelles alarmantes sur l'état de santé de sa mère ."C'est extrêmement inquiétant, et je sais que le temps nous est vraiment compté. Maman est vivante, mais je ne sais pas pour combien de temps, et je sais qu'il faut qu'on la sorte de là le plus vite possible", a dit Mélanie Delloye à la radio.

De son côté, le fils d' Ingrid Betancourt a dit au bord des larmes: "On n'a plus le temps. Maman, l'être que j'ai de plus cher au monde est en train de mourir",

 

"Si on agit pas très vite, maman va mourir. On est dans une situation d'urgence", a poursuivi Lorenzo Delloye, 19 ans, la voix tremblante, au cours d'une conférence de presse à Paris.

 

"Ingrid est en train de mourir. Elle est atteinte depuis longtemps d'une hépatite et chaque crise est plus dangereuse que les autres", a déclaré son père Fabrice Delloye, ex-mari d'Ingrid Betancourt.

 

Il a rappelé par la suite qu'Ingrid Betancourt avait été transportée en 2004 sur un brancard pendant plusieurs mois par les Farc en raison d'une crise aiguë de cette maladie qui s'attaque au foie et peut dégénérer en cancer.


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