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évitons les villes taurines,
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:
ci-dessous une photo qui fait plutôt plaisir à voir
A la féria de Pentecôte de Madrid, le torero espagnol Israel Lancho se souviendra longtemps du taureau qu’il affrontait ce jour-là dans les arènes. Le taureau est retourné dans les paturages. (Daniel Ochoa de Olza/AP/SIPA)

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(pour lire, cliquez sur le lien actif ci-dessus)
Contre la barbarie et l'antisémitisme

 

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Nicolas Sarkozy, l'homme qu'il fallait à la France. Il fera ce à quoi il s'est engagé, il appliquera contre vents et marées son programme. Son passage à la tête de l'Europe a fait l'unanimité dans le monde entier. Chacun a loué ses capacités à diriger, à rassembler, à prendre des décisions, il est le contraire de l'immobilisme. Faisons-lui confiance, il redonnera tout son lustre à la France sur la scène internationale, et, après avoir lutté efficacement contre la crise économique mondiale, nous pourrons lui dire "merci" d'avoir été un Hyper-Président.

 

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[ John Fitzgerald Kennedy ]

 

 

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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 14:32
(interview lefigaro.fr)

Les acteurs Evan Rachel Wood et Henry Cavill aux côtés de Woody Allen sur le tournage de Whatever Works.

Les acteurs Evan Rachel Wood et Henry Cavill aux côtés de Woody Allen sur le tournage de Whatever Works.

De retour à New York, il signe une joyeuse comédie noire sur les surprises de l'amour, «Whatever Works». Sortie mercredi.

Il a retrouvé ses habitudes à Manhattan où il donne rendez-vous dans un hôtel chic non loin de ses bureaux de Park Avenue. Éternels pantalons de velours, même chemise sombre, même frêle silhouette, Woody Allen assure soigneusement la promotion de sa dernière comédie. L'histoire d'amour grinçante d'un vieux misanthrope (la star de télé Larry David) et d'une jeune fugueuse (la ravissante Evan Rachel Wood) plongés au cœur d'une intrigue à rebondissements. Où viennent se greffer les parents de la jeune fille et d'autres personnages qui courent désespérément après le bonheur.

Une comédie proche de l'esprit joyeusement sombre d'Annie Hall où le happy end a un petit goût doux-amer. À part ça, Woody Allen, 73 ans, continue de tourner un film par an. Dans quelques jours, il sera à Londres et, l'an prochain, promis, il sera à Paris pour un film dont il n'a pas encore achevé le scénario et le casting. Mais il y a de fortes chances qu'il ait déjà un petit rôle pour Carla Bruni-Sarkozy.

» VIDÉO - Un extrait de «Whatever Works»

LE FIGARO. - On croyait que New York ne vous inspirait plus ou n'inspirait plus vos producteurs…

Woody ALLEN. - Mais je n'ai pas décidé de m'exiler en allant tourner en Europe. J'aime New York parce que j'y vis. Ça fait du bien de retrouver sa famille, son lit et son appartement. La ville continue de m'inspirer. En même temps, tourner des films en Europe a pour moi un côté très exotique.


Vous étiez attendu cette année pour un tournage à Paris et vous choisissez Londres. Pourquoi ?

Je vais là où on me demande et où la production l'exige. Donc, je vais commencer le 13 juillet à ­Londres le tournage d'une comédie romantique pas du tout frivole. J'ai la chance d'avoir un casting exceptionnel : Antonio Banderas, Naomi Watts, Josh Brolin, Freida Pinto (l'héroïne du multi-oscarisé ­Slumdog Millionaire,NDLR), Anthony Hopkins et une jeune Britannique, Lucy Punch, qui va faire beaucoup parler d'elle. J'irai, si tout va bien, à Paris en 2010.


Avec la crise, la vie a-t-elle beaucoup changé à New York ?

Je ne trouve pas. Tout est plus cher sans doute. Comme partout ailleurs. Le mode vie new-yorkais me convient toujours. Et je ne vois pas des victimes de Madoff à chaque coin de rue.


Après Vicky Barcelona, vous vous penchez de nouveau sur les surprises de l'amour, le facteur chance dans nos vies et la quête effrénée du bonheur. Thèmes récurrents chez vous, non ?
Oui, parce que je crois que la vie est assez difficile comme ça et qu’il faut tout essayer pour être heureux, à condition de ne gêner ou blesser personne. Sans se soucier du qu’en-dira-t-on. Si le ménage à trois vous convient, pourquoi pas ? De même, faire son « coming out » n’a rien de choquant. Dans mon film, je reconnais que la morale n’a pas sa place puisque le hasard ou la chance commandent nos vies.


On pourrait traduire Whatever Works par « tous les moyens sont bons ». C'est votre philosophie ?
Absolument. Le plus important, c’est de ne pas être triste. Pourtant, il n’y a pas de raison d’être optimiste aujourd’hui sinon par l’élection de Barack Obama qui est vraiment le meilleur président après le pire. Pour le reste, il faut sourire et chercher désespérément à être bien dans un monde qui va mal.


Vous sentez-vous proche du personnage principal du film, Boris, imbuvable, prétentieux, si mal dans sa peau et pourtant drôle ?
Je reconnais qu’il n’est pas toujours très sympathique. Je suis assez proche de sa philosophie de la vie mais pas aussi extrême, ni prêt à sauter par la fenêtre à tout moment ou à engueuler des enfants avec lesquels je joue aux échecs. C’est un bon personnage de comédie. Dans la vie, je suis plutôt gentil, patient. Lui est anxieux, nerveux, hypocondriaque. C’est un misanthrope qui pense que la race humaine est une espèce foutue. Il a sans doute raison. J’ai une certaine admiration pour ce type qui finit par être drôle à force d’être si direct et lucide.


Et vraiment pas doué pour le bonheur ?
Boris pense que nous allons à notre perte et il ne sait même pas pourquoi il vit encore. Il est en colère contre un monde sans Dieu, livré à la violence, à la folie, à l’injustice. Il veut que les enfants aillent l’été visiter les camps de concentration pour réaliser les horreurs dont les hommes sont capables. Enfin, il croit comme moi que notre existence est dominée par le hasard, thème déjà développé dans Match Point. Dans la vie, il vaut mieux être chanceux que bon. On prend le mauvais avion et hop ! tout est fini…


Comme vous, Boris rencontre une femme beaucoup plus jeune que lui et qui va transformer sa vie ?
Le hasard encore. Rien ne prédestine Boris à rencontrer Melody, qu’il prend pour une sotte. Contrairement à ce que pensait Scott Fitzgerald, il peut y avoir un second acte dans la vie d’un Américain… Selon moi, ce thème est proche de celui d’Annie Hall, l’histoire de ce quadragénaire qui tombe amoureux d’une jeune fille écervelée.


Vous avez un net penchant pour les jeunes actrices. Après Scarlett Johansson, voici la prometteuse Evan Rachel Wood, pas encore très connue…
Je cherchais une jeune femme capable de se fondre dans la peau d’une provinciale débarquant à New York. Ma femme l’avait vue dans The Wrestler au côté de ­Mickey Rourke et l’a trouvée ­formidable.


Aujourd'hui, à 73 ans, avez-vous réalisé tous vos rêves de cinéaste ?
En partie. J’ai la chance de travailler avec des acteurs de premier plan et d’avoir du succès. Quand j’étais plus jeune, je voyais tous les films de Fellini, Truffaut, Bergman, Welles. Je voulais ­devenir un cinéaste européen mais j’étais américain. Et là, en prenant de l’âge, le hasard me conduit à voyager et à tourner en Europe, ce qui est une bonne source d’inspiration.

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