



Mon message du coeur : LETTRE A ILAN HALIMI
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Contre la barbarie et
l'antisémitisme
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CLIP OFFICIEL 4P : L'aveyron 2
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Nicolas Sarkozy, l'homme qu'il fallait à la France. Il fera ce à quoi il s'est engagé, il appliquera contre vents et marées son programme. Son passage à la tête de l'Europe a fait l'unanimité dans le monde entier. Chacun a loué ses capacités à diriger, à rassembler, à prendre des décisions, il est le contraire de l'immobilisme. Faisons-lui confiance, il redonnera tout son lustre à la France sur la scène internationale, et, après avoir lutté efficacement contre la crise économique mondiale, nous pourrons lui dire "merci" d'avoir été un Hyper-Président.
Mes citations préférées :
«Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.»
[ Abraham Lincoln ]
«Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays.»
[ John Fitzgerald Kennedy ]
On disait les républicains «lessivés», voire «menacés d'extinction» à la manière de ce vieux parti Whig, qui disparut un jour des écrans radars de la politique américaine sans crier gare. Le triomphe de Barack Obama paraissait annoncer une longue et aride traversée du désert. Déstabilisé par le rejet de l'ère Bush qui parcourt la société, (pourtant pas à juste titre, on reconnaîtra les choses à leur juste valeur quand les passions seront retombées) le Grand Old Party (GOP) en était réduit à remuer nostalgiquement ses souvenirs de la révolution conservatrice de l'époque Reagan, désormais vue comme un âge d'or.
Au mois de mai, la défection du sénateur républicain modéré Arlen Specter vers le camp démocrate, parce qu'«il ne trouvait plus sa place» dans un parti ayant viré à droite toute, accentua encore le sentiment de déroute. Ce départ «soulève de profondes questions sur la viabilité du Parti républicain», lança la sénatrice de droite centriste Olympia Snowe.
Mais soudain, cet été, avec la vague montante d'opposition à la réforme du système de santé lancée par l'Administration Obama, des vents plus cléments se sont mis à souffler sur le camp conservateur, qui se reprend à croire à un retour en grâce inespéré.
C'est venu d'un coup, pendant les meetings d'explication lancés en juillet et en août par les congressmen et sénateurs démocrates à travers le pays. Flairant là une
occasion rêvée de détruire l'image d'Obama dans une population traditionnellement opposée à toute emprise excessive de l'État, les organisations les plus influentes de la droite américaine
et leurs relais médiatiques de la télévision Fox News ont sonné la charge.
L'option d'assurance publique facultative proposée par Obama a été érigée en «danger mortel». Des tracts présentant le président avec des moustaches de Hitler se
sont mis à circuler dans les réunions, pour dénoncer le péril d'une «médecine socialiste» à la française, à la britannique voire à la chinoise, trois systèmes pourtant bien différents les uns des
autres.
Sarah Palin, sorte de Ségolène Royal inversée drapée dans les «valeurs sociales conservatrices», est montée au créneau, n'hésitant pas à comparer le chapitre du
projet consacré à la fin de vie à des «tribunaux de la mort» prêts à euthanasier les seniors… Cette proposition de loi sur le remboursement d'une consultation totalement volontaire destinée à
prévoir des soins palliatifs plutôt qu'un acharnement thérapeutique avait pourtant été présentée par... le républicain Johnny Isakson.
Même Chuck Grassley, membre éminent du GOP, présenté comme un modéré, s'est aligné sur les accusations de Sarah Palin ; jugeant qu'il «n'était pas possible d'accepter un plan d'assurance publique qui puisse décider de débrancher grand-mère». Les républicains se «palinisent», en déduit l'analyste Harold Meyerson dans un récent article du Washington Post.
Au départ, l'équipe d'Obama a pensé que l'attaque était trop caricaturale pour ne pas rester marginale. Mais au fur et à mesure que le débat montait, les
critiques ont instillé doutes et peurs dans les esprits, faisant boule de neige.
Des opposants à la réforme ont convergé vers les meetings des responsables démocrates pour crier leur attachement au statu quo. Des retraités ont dit refuser de perdre leurs acquis au bénéfice d'une réforme coûteuse. Dans l'ensemble, la foule des protestataires est blanche, d'âge supérieur à 40 ans et en colère, ont rapporté les journaux. «Pourquoi devrions-nous payer pour ceux qui ont fait les mauvais choix ? Nous ne voulons pas d'une société d'assistés à l'européenne, tempêtait un certain Thomas, à Philadelphie. C'est un écart fondamental avec la philosophie de nos pères fondateurs. Et cela va couler l'économie», insistait-il. Il y avait là aussi Kevin, un ancien militaire qui cachait mal son aversion pour Obama, «un type n'ayant aucune compétence» élu «grâce à l'appui d'Internet». «Il y a eu de la fraude pendant son élection. Le mouvement noir des Black Panthers est venu menacer les électeurs de représailles dans un bureau de vote de Philadelphie s'ils ne votaient pas Obama», accusait-il.
Au-delà du dossier santé, c'est toute une Amérique blanche et inquiète du tremblement de terre culturel que représente l'émergence du phénomène Obama qui semblait se réveiller après le K.-O. de novembre 2008. «C'est la rencontre d'une minorité paranoïaque et d'un Parti républicain prêt à jouer de cette paranoïa», résume, inquiet l'économiste Paul Krugman, un libéral de gauche.
Dans le camp républicain, on parle plutôt du basculement de l'opinion comme d'une «vraie chance à saisir», pour tenter de gagner les élections de mi-mandat en 2010,
comme ce fut le cas en 1994, où les républicains raflèrent la mise un an après l'arrivée de Bill Clinton. «Obama a commis une lourde erreur en pensant que la population était prête pour des
réformes révolutionnaires», explique au Figaro l'ancien parlementaire du GOP Tom Davis. «Ce que les gens ont rejeté, c'était Bush, pas les fondamentaux de l'Amérique», renchérit Gary Schmidt,
expert en stratégie au think-tank conservateur American Enterprise Institute.
«La population rêvait d'une bouffée d'air frais. Mais ils découvrent un agenda trop à gauche à leur goût», confie pour sa part le républicain de l'Iowa Kim Schmett. «Les Américains n'aiment pas les extrêmes, ils s'efforcent de remettre le débat au centre», ajoute l'ex-ministre du Commerce de George W. Bush, un républicain modéré, Carlos Gutierrez.
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