LA HAINE ENTRE LES LEADERS DU PS EST MONTEE D'UN CRAN

Publié le par Stella Vidal

 

Crédits photos : AFP / Abaca

Crédits photos : AFP / Abaca

VIDEO - Journaliste politique au Figaro, François-Xavier Bourmaud est l'auteur de PS, la bataille des ego. Pour Lefigaro.fr, il revient sur la guerre qui s'est ouverte entre neuf postulants, à deux ans de l'élection présidentielle.

Ils sont neuf. Royal, Aubry, Strauss-Kahn, Hollande, Delanoë, Moscovici, Fabius, Valls, Peillon… A plus de deux ans de la prochaine élection présidentielle, la liste semble déjà interminable. Avant même d'avoir commencé à bâtir son projet pour 2012, Solférino souffre d'une «présidentialite aigüe» jamais connue. Marchant sur les cendres de 2002 et espérant tourner - enfin - la page de 2007, chacun rêve du fauteuil élyséen. Et d'aucun n'entend pour l'instant se rallier à un autre, comme cela avait été le cas en 2006, où les militants n'avaient finalement eu le choix qu'entre trois candidats.

 


Journaliste politique au Figaro et auteur de PS, la bataille des ego*, François-Xavier Bourmaud explique ainsi que «le niveau d'affrontement et de haine entre les différents cadres du parti socialiste est aujourd'hui monté d'un cran». Entre les éléphants du parti, les vieux adversaires du référendum européen de 2005, les revanchards du Congrès de Reims, les jeunes ambitieux ou l'exilé du FMI, la guerre est donc ouvertement déclarée.

 

Les régionales auront beaucoup d'importance

Parmi la dizaine de postulants, François-Xavier Bourmaud ne croit pas vraiment en Vincent Peillon, Bertrand Delanoë et Pierre Moscovici. A l'origine, l'ancien lieutenant de Ségolène Royal visait plutôt à prendre en main le courant de L'Espoir à gauche, tout en visant la tête du parti en 2011. Mais l'ex-candidate est revenue aux affaires et lui a barré la route. En dépit de sa popularité auprès des Français, le maire de Paris, lui, a assuré qu'il comptait aller jusqu'au bout de son mandat local, soit en 2014. Quant à Moscovici, il a affirmé qu'il retirerait sa candidature si Strauss-Kahn revenait. «Ce n'est pas le signe d'une grande détermination», analyse François-Xavier Bourmaud.


Laurent Fabius et Manuel Valls ont déjà un peu plus de chances. Mais l'ancien premier ministre souffre d'un handicap «rédhibitoire : les militants socialistes ne l'aiment, les sympathisants de gauche, encore moins». Dans son entourage, on évoque désormais la présidence du Sénat, si d'aventure la haute assemblée basculait à gauche en 2011. Le député-maire d'Evry, lui, a fait part de sa détermination très tôt, mais pourrait se ranger, comme Moscovici, derrière Strauss-Kahn.


Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Martine Aubry constituent, pour François-Xavier Bourmaud, le trio de favoris. Si pour le premier, la part d'inconnue est encore grande, les deux autres ont beaucoup à gagner - et à perdre - lors des élections régionales. Car dans ce scrutin, chacun aura à prouver quelque chose à l'autre. Une observation encore plus vraie pour François Hollande, placé au rang d'outsider.


Ecoutez ce que pense François-Xavier Bourmaud des chances d'Aubry, Royal et Hollande dans la bataille :


 

Est-ce que, d'ici à la primaire, un élément pourrait permettre au PS de dépasser cette bataille des ego ? «On voit difficilement quoi, répond François-Xavier Bourmaud. Ce qu'il faudrait aux socialistes pour qu'ils se remettent en ordre, c'est une victoire à la présidentielle. Mais d'ici là, comme chacun veut être le représentant du parti socialiste face à Nicolas Sarkozy en 2012», l'affrontement risque de se perdurer...

*François-Xavier Bourmaud, PS la bataille des ego, Ed. de l'Archipel, 16,95 euros (sortie le 3 février 2010).

 

Et si ça devenait le cimetière des éléphants ??? Ce serait beau ça, ça aurait de la gueule !!!

 

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