Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur
Carte judiciaire: opération déminage auprès des députés UMP frondeurs Le gouvernement et le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, ont déminé le terrain sur la réforme de la carte judiciaire menée par Rachida Dati pour tenter de mettre un terme à la fronde de députés UMP avant l'examen, jeudi, du budget de la justice.
La ministre de la Justice
Rachida Dati présentait son projet de carte judiciaire au palais de justice de Poitiers, le 12 novembre 2007
La semaine dernière, des députés UMP -une trentaine, selon M. Copé- étaient spectaculairement montés au créneau pour dénoncer, à quelques mois des municipales, la fermeture de tribunaux dans leurs circonscriptions, déplorant le "manque de concertation" de la garde des Sceaux.
Certains étaient même allés jusqu'à menacer de voter contre les crédits 2008 alloués à la justice.
Des responsables de l'UMP -Pierre Méhaignerie et Jean-Pierre Raffarin- avaient eux aussi donné de la voix pour réclamer une gestion "interministérielle" du dossier, une façon de critiquer la méthode Dati.
"Depuis une semaine, j'essaie de trouver des solutions", a affirmé M. Copé, évoquant des "compensations" dans les circonscriptions des élus UMP touchés par la réforme: création d'une Maison de la justice et du droit, justice foraine, implantation de nouveaux services publics...
Une réunion technique a eu lieu jeudi soir à Matignon, avec le cabinet de François Fillon, pour étudier la question "au cas par cas" avec les députés frondeurs.
M. Copé estime avoir réussi à dégager un accord au sein du groupe pour "découpler" la grogne contre la réforme de l'examen du budget justice, même si, selon lui, un ou deux élus UMP émettront peut-être un vote négatif sur ces crédits.
"Les Français ne comprendraient pas que plusieurs députés UMP votent contre le budget justice, en hausse de 4,6%", a-t-il insisté.
Surtout, après une série de couacs de ces dernières semaines à l'UMP, ni le gouvernement, ni M. Copé, dont la gestion du groupe a été récemment remise en cause en interne, ne voulaient laisser s'amplifier des divisions en pleine période de turbulences sociales, avec les grèves contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.
D'où l'initiative de 101 députés UMP, qui ont apporté leur soutien à la réforme Dati dans un manifeste intitulé "aider la justice en réformant la carte judiciaire".
Et même les élus les plus remontés, comme Yannick Favennec, adoptent désormais un ton plus mesuré. "On a enfin été entendus", se félicitait-il mercredi avant d'ajouter, après la réunion à Matignon, qu'il n'excluait pas de voter contre le budget jeudi, "avec une demi-douzaine de collègues", même si "la nuit porte conseil".
Son collègue Marc Le Fur, vice-président de l'Assemblée, regrette lui aussi "un deux poids, deux mesures" entre la province et Paris.
La gauche continue, quant à elle, de dénoncer cette réforme et l'incendie est loin d'être éteint chez les magistrats et les professionnels concernés. Il est vrai qu'on voit mal la gauche faire autre-chose que critiquer, elle n'a rien d'autre tout le monde le sait.L'ancienne garde des Sceaux de Lionel Jospin, Marylise Lebranchu, a annoncé qu'elle saisirait les tribunaux administratifs sur les fermetures injustifiées de tribunaux. Lebranchu, qui se souvient de Mme Lebranchu, a-t-elle laissé un souvenir impérissable ?
Rachida, ne lâche pas, les français ont dit OUI aux réformes en votant pour Nicolas Sarkozy et en élisant leurs députés, alors que ceux-ci se souviennent et ne trahissent pas leurs électeurs.
- le 14/11/2007 à 22h05
Bonne journée à toi.
Pour ton com : je connais les maximes d' A. Allais ... ;-) J'adore ...
Bon jeudi ! Bisoux.
dom
- le 15/11/2007 à 12h15
Plein de bisous, ça me donner le moral !
Quand on pense ce qu'ils demandent pour une simple consultation de 10 mn, et le temps qu'il faut attendre pour qu'une affaire soit jugée..Dans ma petite ville (tiens, je ne sais pas si on va garder le tribunal), on ne juge que des vols de poules, des bagarres entre ivrognes et des attouchements sexuels sur ascendant...Et, il faut attendre, attendre....Enfin, pour ce que j'en sais, car, je ne connais pas grand-chose à la justice..Si Mme Daty a dit : fermons, et bien fermons les TGI, ça fera faire des économies...
Par contre cela risque de gêner les cabinets d'avocats dans les endroits désertés, mais je ne me fais pas de soucis pour eux, ils trouveront bien une solution car il y aura toujours des affaires à défendre.
Bonne soirée JUJU
Bonsoir Stella,
Pour ma part, je ne serais pas aussi optimiste que toi. Let's wait and see. J'attends en effet de voir ce que ça va donner. Si tu veux bien, on en reparlera, Stella.
En effet, nous vivons, tu le sais sans doute mieux que moi, dans un monde de plus en plus complexe. Je passe souvent devant le TG de Lille (dans le vieux Lille) , il y a toujours un monde fou.
J'ai un ami qui a affaire à la Justice pour des problèmes de problèmes de garde d'enfants. Il a dû attendre 5 mois pour passer devant une Juge aux Affaires familiales. Son ex et lui-même avaient droit eu droit à une minute de parole. Mais, ils ont casqué.
En réponse à ton com: Je ferai des tutoriaux techniques pour montrer comment bloquer ces pop-up. Mais, les hackers sont des gens (pros, ingénieurs informaticiens, étudiants en Informatique, etc.) qui maîtrisent cette discipline. Ils débordent d'imagination ...
Bref, sur la Toile, le meilleur cotoie le pire. Dis-moi, ma chère Stella, dans notre vraie vie, est-ce différent ?
Voilà que la question que je soumets à ta sagacité.
Bises et à bientôt
Quant à ta réponse au sujet de la technique je viendrai consulter.
Bonne journée
Oui j'ai pu voir, et je me sens bien avec mes amis blogueurs qui me rejoignent depuis quelque temps. Je n'ai plus l'impression de prêcher seule dans le désert.
Avant c'était mal vu de prendre certaines positions, on évitait.
Bonne journée
Donc, à la tienne..Et, si tu veux, on boit un petit coup de beaujolais avec Pascal dimanche...
Mais non, tu ne prêches pas dans le désert, mais, je préfère m'abtenir quand je ne suis pas d'accord...Et, chacun a le droit de dire ce qu'il pense, c'est ça être en démocratie...Il y a des pays, où les femmes n'ont pas le droit à la parole..Tu te vois habiter un de ces pays ?
Je ne savais pas qu'on trinquait chez Pascal, sinon j'y serai allée.
Plein de gros bisous, ne change pas, je t'aime telle que tu es.
