Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur
. De nombreux grands groupes pharmaceutiques pratiquent des tests cliniques pour leurs futurs médicaments dans ce pays.
Ce n'est pas dans une obscure clinique privée d'un coin de l'Inde que 49 enfants sont morts, entre janvier 2006 et
juin 2008, alors qu'ils étaient soumis à des tests cliniques, mais à l'AIIMS, l'Institut des sciences médicales d'Inde à New Delhi, le fleuron du milieu hospitalier du
pays.
Et si les bâtiments décrépis ne payent pas de mine, si le hall d'entrée ressemble plutôt à un hall de gare, c'est pourtant ici que se font soigner gratuitement politiciens et hauts fonctionnaires, et les familles pauvres qui ont la chance d'y être admises.
cabine
de soins à l'institut
Montré du doigt pour avoir utilisé en tant que cobayes 4 142 bébés et très jeunes enfants dont plus de la moitié avaient moins d'un an, avec des molécules
venant de laboratoires tels que Novartis, Roche ou le japonais Sankyo Pharma, l'hôpital s'est défendu de toute négligence. «Les enfants décédés étaient gravement malades», a affirmé un
porte-parole. «Aucun des décès n'est dû aux médicaments ou aux interventions opérées au cours des tests», a précisé V. K. Paul, à la tête du département de pédiatrie.
Une partie de ces petits patients recevaient d'ailleurs un placebo, a souligné l'hôpital. Le taux de mortalité est de 1,18 % parmi ces patients, alors qu'il est de 4 % pour l'ensemble de l'hôpital, affirment les autorités.
Une enquête a été ouverte, mais le mal est fait et l'affaire a réveillé de vieux démons. Depuis que le pays attire les laboratoires du monde entier, l'Inde est régulièrement secouée par des scandales qui font craindre que cette nouvelle forme de délocalisation n'entraîne l'exploitation systématique des populations pauvres et illettrées.
«Les atouts de l'Inde sont clairs, souligne-t-on à la Confédération de l'industrie indienne (CII), une population de plus d'un milliard de personnes, diverse, aux groupes génétiques bien distincts, et un vivier de docteurs, scientifiques et techniciens bien formés.» Tout cela a un coût tel qu'il permet aux laboratoires de réaliser une économie de 20 à 60 %. «Or 70 % du temps et de l'argent dépensés pour la découverte d'un nouveau médicament passent dans les tests cliniques sur les hommes», ajoute la CII.
L'argent, toujours l'argent au milieu de toutes les horreurs, de tout ce manque de respect des êtres humains, comment les laboratoires occidentaux peuvent-ils se prêter à ce genre d'expérimentation ? Va-t-on les laisser faire ? Qui est responsable ?
malgré tout ....





- le 25/08/2008 à 12h55
bonne journée bises
Je suis consternée à chaque fois que je constate jusqu'où les êtres humains sont capables d'aller pour de l'argent.
A bientôt Stella
Merci Marie de ce commentaire. Bisous
je vous embrasse.
Pensées amicalement choisies.
Bernadette
Si des adultes sont consentants, c'est différent, mais il ne faut pas que ce soit payé, car trop de gens pauvres acceptent n'importe quoi.
Pensée amicales
je tiens à vous remercier de votre dernier commentaire sur mon blog: votre impatience est flatteuse, et j'ai parfois besoin d'être "boostée".Merci mon Amie.
Bernadette
tous les abus sont permis au nom de "la Science" !!
ce qui me fait crier c'est qu'en france on se bat pour que les expérimentation sur les animaux s'arrêtent alors que là bas on utilise des bébés ?
bonne semaine
La recherche doit avancer mais pas à n'importe quel prix.
Tu n'a pas à t'excuser pour les absences ou la régularité aléatoire de ton blog. Nous faisons tous pareil. Il y a des priorité, tout retraité que nous sommes.
Je suis un ex; artisan plombier, mais un peu touche à tout, actuelement ma fille à entreprit des traveauxet j'y participe activement. Tant que je suis là je ne peux pas être dérrière ma bécane à m'amuser
Pas de soucis je pase te dire bonjour chaque fois que je peux, et ce soir je te dis bonne nuit car un peu fatigué
bises A +