Stella Vidal : mes coups de gueule et coups de coeur
SANTE PUBLIQUE - Guerre ouverte entre
les cliniques et l'hôpital public
- Les responsables du secteur public hospitalier dénoncent "une véritable agression" de la part des cliniques, qui ont lancé une campagne pointant un "surcoût" des hôpitaux.
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"Nous ne faisons pas du tout la même chose", souligne Claude Evin, président de la Fédération hospitalière de France. Par exemple, les hôpitaux
prennent en charge "88% des passages aux urgences". (pas toujours vrai, de plus en plus de cliniques font de l'urgence)
La convergence des tarifs entre cliniques et hôpitaux, prévue pour 2012, a récemment été reportée à 2018. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a estimé nécessaire de disposer "d'études robustes et crédibles" sur les différences de coût. En attendant, et en l'absence de telles études, chacun peut avancer ses propres arguments et ses propres évaluations. C'est précisément ce qu'a fait la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), qui regroupe l'essentiel des cliniques, à l'occasion d'une campagne lancée dans les médias. Une campagne très mal ressentie par la Fédération hospitalière de France (FHF), regroupant les responsables du secteur public hospitalier, qui y a vu une "véritable agression".
Il faut dire que pour sa campagne de communication, la FHP a mis les moyens : de multiples communiqués, des encarts publicitaires dans les journaux... et une lettre ouverte adressée dimanche au Président de la République. Avec un argument choc : selon la FHP, les tarifs des cliniques sont de "37% inférieurs en moyenne à ceux du public", d'où l'idée que les hôpitaux provoquent un "surcoût injustifié". Précisons, tout de même, que les tarifs en question sont les sommes que l'assurance maladie verse aux établissements de santé en fonction des soins réalisés, et non pas les sommes déboursées directement par les patients. "Nous ne choisissons pas nos patients"
Colère de Claude Evin, président de la FHF, et de son vice-président, le député UMP Jean Leonetti, qui s'est dit "indigné". Selon la FHF, les comparaisons des cliniques ne sont pas valables parce que les tarifs qu'elles affichent "ne comprennent pas les examens biologiques et d'imagerie", les dépassements d'honoraires ou encore les suppléments hôteliers. "L'hôpital ne refuse pas de se poser la question de son efficience, mais nous ne faisons pas du tout la même chose", a souligné Claude Evin, prenant l'exemple de l'obstétrique, où l'hôpital public assure "une part beaucoup plus importante des grossesses à risque".
La FHF rétorque par ailleurs que les cliniques ont une activité essentiellement programmée, tandis que les hôpitaux prennent en charge "88% des passages aux urgences" et assument des missions de service public, d'enseignement et de recherche. "Ces surcoûts pour l'hôpital ne sont pas financés", a jugé la FHF. "Nous ne choisissons pas nos patients, ça fait aussi une très grosse différence", a par ailleurs souligné Paul Castel, représentant des directeurs de CHU.
La guerre est ouverte et il faudra bien que l'hôpital malgré tout se remette un peu en question, car sans nier qu'il y a la notion de service public, cela fait longtemps qu'il y a du gaspillage avec un moindre souci d'économie de la part de ses personnels soignants et administratifs. Les cliniques privées elles, sont condamnées à réussir en gérant au mieux, et que je sache, elles ne font pas mourir les patients pour autant !
(D'après agence)
Mer 8 jui 2009
2 commentaires
Apparemment les visiteurs n'ont pas envie de s'exprimer et pourtant le nombre de mes lecteurs reste à peu près constant : va savoir !
Merci Sergio
Stella Vidal
J'ai entendu parler de ça hier...Mais, il est vrai que les cliniques ont dû se baser sur ce qui est remboursé...
Ca me fait penser à une chose : mon mari avait crû s'être cassé l'omoplate (indirectement par ma faute)....
Nous sommes allés dans une clinique parce que rapide pour passer une radio..Les urgences de l'hôpital étant surchargées....Nous avons payé une certaine somme...Mais, un mois après, nous avons reçu une lettre de rappel nous disant que nous n'avions pas payé..
- Mais si qu'on leur dit...Nous leur montrons le remboursement de la radio..
- Non, vous deviez passer pour payer les frais du médecin, frais non remboursés..Ca m'a choqué....Le médecin n'a vu mon mari que 5mn, que dis-je 3 mn....60 ou 80 euros pour 3 mn, ça va....S'ils ont compté comme ça, ça ne m'étonne pas qu'ils soient moins cher...Jamais, on ne m'a rien réclamé à l'hôpital...
Tiens, tout à l'heure, ma soeur et mon mari viennent chez moi..Tous les 2 viennent de prendre leur retraite de la Sécu..Je vais leur poser la question...Mon bof était chargé de contrôler les médecins...
Vite, je file au boulot....
Ca me fait penser à une chose : mon mari avait crû s'être cassé l'omoplate (indirectement par ma faute)....
Nous sommes allés dans une clinique parce que rapide pour passer une radio..Les urgences de l'hôpital étant surchargées....Nous avons payé une certaine somme...Mais, un mois après, nous avons reçu une lettre de rappel nous disant que nous n'avions pas payé..
- Mais si qu'on leur dit...Nous leur montrons le remboursement de la radio..
- Non, vous deviez passer pour payer les frais du médecin, frais non remboursés..Ca m'a choqué....Le médecin n'a vu mon mari que 5mn, que dis-je 3 mn....60 ou 80 euros pour 3 mn, ça va....S'ils ont compté comme ça, ça ne m'étonne pas qu'ils soient moins cher...Jamais, on ne m'a rien réclamé à l'hôpital...
Tiens, tout à l'heure, ma soeur et mon mari viennent chez moi..Tous les 2 viennent de prendre leur retraite de la Sécu..Je vais leur poser la question...Mon bof était chargé de contrôler les médecins...
Vite, je file au boulot....
juju - le 10/07/2009 à 15h18
Merci Juju pour ton com. Il est certain qu'il y a des abus de tous côtés à la Sécu, ton bof t'en parlera certainement.
Quant aux cliniques privées, j'ai eu hélas le privilège de tester plusieurs fois, et j'en ai été contente. Ceci étant dit, je suis suivie à l'hôpital régulièrement.
Lorsque je suis allée dans le privé, c'était pour des interventions chirurgicales planifiées et je n'ai rien eu à payer.
Ma fille qui aura 40 ans très bientôt a été opérée à l'âge de 11 ans d'une tumeur sur un os du bassin dans une clinique privée et elle a été suivie et guérie avec toute l'attention que nécessitait son cas.
Mais je me doute bien qu'il doit y avoir des exceptions.
Bon week-end Juju ... au boulot peut-être ? J'espère que non car je sais que tu n'apprécies pas. Bisous
Quant aux cliniques privées, j'ai eu hélas le privilège de tester plusieurs fois, et j'en ai été contente. Ceci étant dit, je suis suivie à l'hôpital régulièrement.
Lorsque je suis allée dans le privé, c'était pour des interventions chirurgicales planifiées et je n'ai rien eu à payer.
Ma fille qui aura 40 ans très bientôt a été opérée à l'âge de 11 ans d'une tumeur sur un os du bassin dans une clinique privée et elle a été suivie et guérie avec toute l'attention que nécessitait son cas.
Mais je me doute bien qu'il doit y avoir des exceptions.
Bon week-end Juju ... au boulot peut-être ? J'espère que non car je sais que tu n'apprécies pas. Bisous
Stella Vidal
Les gens ont l'esprit en vacances, ils s'en fichent un peu. Bisous Stella